Projets d'eau potable en cours

Carte du Pérou
Projets autour de Lima
Projets Ayacucho
Projets Trujillo
Projets en Amazonie
Projets Loreto, Amazonie

Pour voir l’album photo de chaque projet, il suffit de cliquer sur le nom du projet.

La crise sanitaire actuelle touche sévèrement le Pérou. Les projets n’ont pas pu être réalisés selon l’échéancier. En effet, les travaux ont été interrompus quelques mois. Depuis le déconfinement, les équipes sont retournées sur le terrain en respectant le protocole sanitaire mis en place dans les villages où nous intervenons.

Ázángaro, district de Luricocha, province de Huanta, Ayacucho. Ce village est situé à deux heures de route de Huamanga et à une altitude de 2 326 m. Le village n’a pas de système d’approvisionnement en eau potable. Les gens puisent donc l’eau dans des canaux d’irrigation. Lors de la réalisation du projet d’eau potable à Iribamba, le village voisin, les gens sont venus discuter avec le personnel de Alas de Esperanza et ont démontré beaucoup d’intérêt à vouloir réaliser leur propre projet d’accès à l’eau, soit la captation d’une source à 3,1 km du village, la construction de la conduite principale et d’un réservoir de 20 m3 à l’entrée du village. De ce réservoir, un réseau de distribution sera aménagé pour acheminer l’eau par gravité aux 85 maisons et locaux du village. Un lavabo en ciment sera construit pour chaque famille.

Villa los Ángeles, district de Supe, province de Barranca. En 2012, au moment où le village ne comptait qu’une trentaine de familles, la Municipalité de Supe a construit un système d’approvisionnement en eau devenu insuffisant à cause de l’augmentation de la population. De plus, le système de pompage, techniquement inadéquat, est présentement inopérant.
En mars et avril 2017, le phénomène El Niño a provoqué de graves inondations dans la vallée. Les maisons n’ont pas été affectées car le village est situé sur le flanc de la montagne. Cependant, les avalanches d’eau et de boue ont emporté une bonne partie de la route, du canal d’irrigation et la conduite d’eau principale. Tout a été réparé depuis.
La captation, la conduite principale, la citerne et le réservoir seront réhabilités. Une nouvelle conduite d’impulsion sera construite de la citerne au réservoir. Un système de pompage à énergie solaire sera installé. Finalement, le réseau de distribution sera aménagé de façon à acheminer l’eau par gravité, à partir du réservoir, aux 160 maisonnettes et locaux du village. Un lavabo en ciment sera construit pour chaque famille.

Shenontiari, district de Raymundi, province d’Atalaya. Les autochtones consomment l’eau de surface et du fleuve, eau fortement contaminée. Le village ne compte aucune infrastructure d’accès à l’eau potable. L’eau sera conduite par gravité de la captation jusqu’à une citerne puis sera pompée par énergie solaire de la citerne au réservoir élevé de 20 m3 construit à l’entrée du village. De ce réservoir, l’eau sera acheminée par gravité aux 37 maisons et locaux du village. Un lavabo en ciment sera construit pour chaque famille.

La Ramada, district de Llamas, province de Chota, département de Cajamarca. En 1994-1995, La Fondation Père-Ménard (dont j’étais alors le directeur général) et le Club 2/3 ont financé le projet d’eau potable de La Ramada avec la participation de la communauté. L’ingénieure Mercedes Torres avait dirigé le projet. Le village comptait 120 maisons à ce moment-là. Le puits artisanal de 11m de profondeur a fourni suffisamment d’eau durant une quinzaine d’années. Or, depuis 2010, le rendement du puits diminue année après année. Actuellement, les gens reçoivent une quantité minime d’eau tous les deux ou trois jours.
Avec la communauté, nous avons cherché d’autres alternatives pour approvisionner l’eau à la population de façon suffisante et constante. Selon l’étude effectuée récemment par l’ingénieure Mercedes Torres, la meilleure alternative serait de creuser un puits artésien avec un pompage à énergie solaire. Approfondir l’actuel puits n’est pas envisageable à cause de l’énorme roche sise au fond.
La communauté a accepté l’achat d’une parcelle de terrain dans l’un des quatre endroits identifiés par Mercedes Torres pour le creusage du nouveau puits. Des sondages électriques seront effectués pour s’assurer de la présence d’eau dans le sous-sol.
Une fois le puits creusé, l’eau sera acheminée au réservoir existant de 80 m3 par la conduite d’eau existante. Cependant, une nouvelle tuyauterie de 280 m sera installée du puits jusqu’à la place centrale du village.
Nous prévoyons de réaliser le projet en deux phases ou sur deux ans.
Phase I : sondages électriques, creusage du puits de 30 à 50 mètres de profondeur; installation des panneaux solaires et de la pompe, raccordement du puits à la conduite d’impulsion existante et rénovation du réservoir de 80 m3.
Phase II : construction d’un nouveau réservoir d’au moins 10 m3 dans le but de pouvoir alimenter en eau la partie du village située en amont du réservoir principal; agrandissement du réseau de distribution et installation des connexions domiciliaires + la construction de lavabos selon le cas.

Nuevo Progreso, District de Raymundi, Province d’Atalaya. Le village est situé sur une île du fleuve à environ trois heures de bateau d’Atalaya. Les autochtones consomment l’eau de surface et du fleuve, eau fortement contaminée. Le village ne compte aucune infrastructure d’accès à l’eau potable. Notre solution: creusage d’un puits de 12 à 15 mètres de profondeur, système de pompage à énergie solaire, réservoir élevé de 5 m3 construit à quelques mètres du puits. De ce réservoir, l’eau sera acheminée par gravité aux 30 maisons et locaux du village. Un lavabo en ciment sera construit pour chaque famille.

Rayme Alto, district de Carhuanca, province de Vilcashuaman, Ayacucho. Ce village, à 3 225 m d’altitude, est à cinq heures de route de Huamanga. Il compte 60 familles (230 habitants). Ces familles vivent de l’agriculture. Dans ce village, un système d’eau potable a été installé en 1994 par la Municipalité mais n’a jamais fonctionné. Les gens consomment actuellement l’eau de surface non potable. Il y a de l’électricité et un accès limité à la téléphonie cellulaire. L’école primaire accueille les enfants du village.
Le projet d’eau potable envisagé consiste au captage de l’eau d’une source à 0,5 km du village, à la construction d’une citerne de 40 m3 et d’une ligne de conduite de 360 m de long. Un réservoir élevé de 30 m3 sera construit à l’extrémité du village et un système de pompage à énergie solaire sera installé. De ce réservoir, un réseau de distribution sera aménagé pour acheminer l’eau par gravité aux 63 maisons et locaux du village. Un lavabo en ciment sera construit pour chaque famille à la plus grande joie des mamans.
Ce projet améliorera la santé et l’hygiène de la population et contribuera à lutter contre la pandémie en facilitant le lavage des mains. Il rendra la vie de ces paysans plus facile, principalement celle des femmes qui doivent s’occuper, entre autres, d’apporter l’eau pour la famille. L’accès à l’eau propre permet à chacun de vivre dans la dignité.

Choccoro, (Millpo), district de Vinchos, province de Huamanga, Ayacucho à 4 200 m d’altitude dans les Andes. Le trajet par la route de Lima à la localité de Choccoro dure environ 16 h. Il y a 90 familles (420 habitants). Les maisons sont très dispersées ce qui rend la réalisation du projet plus difficile et plus coûteuse. Les paysans sont des pasteurs qui vivent de l’élevage de moutons et d’alpacas. À cause de l’altitude et du froid, l’agriculture est pratiquement inexistante.
Il n’y a actuellement aucun système d’approvisionnement en eau potable. Les gens consomment l’eau du ruisseau au fond de la vallée ou encore l’eau stagnante, la même eau que les bêtes consomment. Il n’y a pas d’électricité et la téléphonie cellulaire est accessible à certains endroits. Pour installer un système d’eau potable, il faut construire un ouvrage de captage de la source à 4 377 m d’altitude. Trois réservoirs seront également construits, d’où l’eau sera acheminée par gravité aux maisons du village qui auront chacune un lavabo de ciment. Avec l’accès à l’eau potable, la santé et l’hygiène de la population seront améliorées. L’eau facilitera également la lutte contre la pandémie.
Comme dans tous les projets que nous réalisons, un comité d’eau potable est élu par la population et la communauté accepte d’apporter toute la main-d’œuvre non qualifiée. Plusieurs réunions sont prévues entre le comité et toute la communauté pour renforcer l’organisation communautaire et apprendre à bien utiliser l’eau. Deux opérateurs choisis par la communauté seront formés pour l’entretien adéquat du système.

Peñico, district et province de Huaura dans le bassin hydrographique de la rivière Supe. À une altitude de 592 m sur la côte du Pacifique. Peñico est à 5 h de route de Lima et à 45 minutes de Barranca. Ce village compte 49 familles (275 habitants) et dispose d’une école primaire qui accueille une quinzaine d’élèves une école maternelle qui en accueille une douzaine. Il y a aussi un local communautaire et un poste de santé. Les paysans vivent d’une petite agriculture et vendent leurs produits sur les marchés de Barranca, Huacho et Supe. Il n’y a pas d’accès à l’eau potable. Les gens consomment donc l’eau du canal d’irrigation. Dans ce village, il y a de l’électricité et la téléphonie cellulaire.
Pour donner accès à l’eau potable, un ouvrage de captage submergé et un réservoir de 15 m3 seront construits, ainsi que la conduite d’eau entre les deux. Du réservoir suivra l’installation du réseau de distribution et la construction d’un lavabo en ciment pour chaque famille. Tout le système fonctionnera par gravité.
Ce projet améliorera la santé et l’hygiène de la population en insistant sur le lavage des mains et rendra plus facile la vie de ces paysans, principalement celle des femmes.